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Rencontre avec la Chlouha de Singapour ! #TourDuMondeDesChlouhots


Hey ! Aujourd'hui, Hassidot part à la rencontre d'une femme si inspirante. Simha.

Simha et sa famille sont installés à Singapour en tant que Chlouhim du Rabbi.

Merci Simha d'avoir pris de votre temps pour nous partager votre extraordinaire mission !


Sur vos débuts...

Comment êtes vous arrivés dans cet endroit?


En 1994 nous habitions à Postville Iowa, place chouette mais j’avoue pas une place ou j’aurais pu rester plus qu’un an.

Après le 3 Tammouz 1994, en revenant de la Levaya du Rabbi à Crown Heights, nous avons reçu un coup de fil du Rav Avtzon de Hong Kong qui nous a dit que Singapour cherchait un Rabbin. C’est une longue histoire, après tout, Singapour n’est pas la porte à côté . Mais ça, c’est du passé comme on dit. B"h, 26 ans plus tard on continue notre mission avec ferveur.




Votre Chli'hout présente t-elle un caractère particulier?


Les Juifs locaux de Singapour sont d’origine Iraquienne , une communauté très établie, ils sont ici depuis près de 5 générations. La communauté locale joue un rôle important dans l'ensemble de la communauté à Singapour car beaucoup d'entre eux tiennent des positions assez importantes . Avec le temps, la démographie a changé et la communauté juive a vu un grand afflux de juifs venant du monde entier pour former une communauté juive très diversifiée. Par rapport aux autres pays asiatiques autour de nous, Singapour ne s'adresse pas aux backpackers ou étudiants de passage car c'est trop cher de pouvoir rester avec un petit budget a Singapour. La plupart des gens qui viennent à Singapour sont des homme d’affaires de passage ou qui viennent travailler pour des compagnies qui sont ici.


La communauté a bien grandi. Nous avons approximativement 2000 juifs à Singapour et

nous sommes maintenant deux familles de Shlouhim avec le Rav Rivni et sa femme Odelia qui nous ont rejoints il y'a 13 ans.



Comment s'organise le Hinouh de vos enfants? La Cacheroute etc?


Bh, nous avons réussi à créer une école juive depuis le début, nous avons commencé avec très peu d'enfants chez moi à la maison et cela a finalement grandi. C'est maintenant une école juive à part entière allant de 18 mois à 15 ans. Bien sûr, ce n'est pas l'idéal pour nous car l'éducation n'est pas 100% Habad puisque elle doit attirer tous les Juifs, catégories confondues. Nous devons donc veiller à ajouter cet aspect important à la maison.

Concernant la Cacherout, cela n’a pas été toujours facile au début, il n’y avait presque rien et à chaque fois que je voyageais, je devais emmener dans mes valises les produits Casher qu’on avait besoin. Bh, maintenant, il n'y a absolument aucun problème, c'est un grand changement par rapport à lorsque nous sommes arrivés. Au début il y avait qu’une seule famille qui mangeait Casher, maintenant on a au moins une trentaine de famille chez qui on peut manger. Nous avons un magasin Casher. L'abattage des poulets se fait à Singapour. Nous apportons des produits alimentaires d'Australie, d'Israël et de France et je peux dire avec joie que personne ne manque de rien BH.



Pouvez-vous partager une anecdote particulière?


Je n'oublierai jamais ce que j'ai ressenti lorsque j'ai dû envoyer mon enfant de 13 ans étudier en Israël même si je savais que c'était le meilleur pour lui. Je ne pouvais pas nier la douleur que je ressentais. Et c'est seulement lorsque je me suis dit que le Rabbi va le protéger et nous envoyer les forces qu’on a besoin que j'ai pu être réconforté.

Cette douleur a été réduite en voyant tous les résultats de notre travail au sein de cette communauté, que ce soit une femme qui décide d’aller au Mikveh, une famille qui décide de manger Casher ou un enfant juif qui décide de venir au Talmud Torah, tout cela vaut la peine de se sacrifier !

L'une des choses qui a été la plus difficile pour moi a été de devoir être impliqué dans la Mitzvah de Hevra Kadisha (toilette rituelle mortuaire) à l'âge de 21 ans. Après avoir perdu ma mère a l’âge de 11 ans, j’avais une peur bleue de la mort.

Mais savoir que j'ai pu contribué à donner à un Juif le respect qu'il mérite avant de retourner à son Créateur a été une vraie source de motivation et de bénédiction. Bh, après maintenant 26 ans que je continue à le faire, je suis si heureuse et fière d'avoir pu continuer cette Mitsva et ne pas avoir céder à la peur.


Quels sont les impacts de la Covid chez vous?


En ce qui concerne la Covid, nous avons été très chanceux d'être à Singapour, le gouvernement a été réactif depuis le début. Les cas sont quasi non existants actuellement et bien qu'il y ait des restrictions, nous sommes libres d'ouvrir la synagogue, les magasins et les écoles. On peut marcher librement en portant un masque et en gardant nos distances mais le plus important c’est qu’on a pas une peur constante d’attraper le virus. Bh, nous avons des Minyanim chaque jour, le Shabbat, nous pouvons prendre des repas tout en suivant les restrictions qui nous sont données par le gouvernement. Nous avons trois enfants qui vivent en Amérique et quand nous entendons les difficultés qu'ils traversent là-bas et le nombre de personnes qui sont touchées, cela nous touche beaucoup. Que nous puissions mériter de voir tout cela se terminer très bientôt!




Comment la Rebbetzein Haya Moushka vous inspire dans votre Chlihout en tant qu'épouse et/ou mère et/ou Chlou'ha ?


Il y’a une histoire particulière qui m’a toujours touché . /Celle de l’interview que la Rebbetzin a eu dans le procès du 11 Tevet. Son témoignage éclaire le sens du mot "sacrifice".


Résumant l'expérience de sa vie selon laquelle un Rabbi est entièrement dévoué à la communauté dans son ensemble et n'a pas de vie privée, elle a déclaré que la bibliothèque «appartient aux Hassidim, parce que mon père, le Rabbi, appartenait aux Hassidim».

Nous apprenons que c'est la même chose pour nous, les envoyés du Rabbi, que nous représentons le Rabbi

De la même manière que le Rabbi nous appartient, nous lui appartenons et donc nous aussi n'avons pas de vie privée, nous appartenons à notre communauté.

En tant que Chlouha, J'ai appris de la Rebbetzin , l'importance des relations humaines.

Valoriser les gens pour ce qu'ils sont, essayer de faire ressortir le meilleur de chacun, la pensée positive... Ce sont des choses qu'elle a vécu! Et toujours essayer de regarder le verre à moitié plein, pas à moitié vide.


Wow, merci Simha, vous êtes une inspiration pour nous toutes. On vous souhaite une grande réussite!
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