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Chuut! Ne parles pas de ta fausse couche!


Un sujet brûlant, un sujet tabou dans la communauté.

Aujourd'hui, Hassidot aborde ouvertement le sujet des fausses couches, qui touche 1 grossesse sur 4. L'objectif de cet article est de briser le tabou et de rassurer les femmes qui ont traversés ou qui traversent actuellement cette épreuve.


"Après ma troisième fausse couche, plusieurs femmes m’ont parlé de leur propre fausse couche à voix basse. Mais personne ne parle ouvertement de ces choses-là."

"Quand j'ai eu ma fausse couche, j'ai plongé dans une dépression, je pensais être la seule à traverser cette épreuve et je culpabilisais énormément".

Qu'est-ce qu’une fausse couche et quelle est leur fréquence ?

Chuuut. N’en parlez pas. Les fausses couches sont un sujet le plus souvent abordé à voix basse – si tant est qu’on en parle – mais sont pourtant étonnamment répandues, affectant pas moins d’une grossesse sur quatre. Techniquement parlant, une fausse couche est quand un embryon ou fœtus ne survit pas dans l’utérus au cours des 23 premières semaines de grossesse. La majorité des fausses couches ne peut être évitée. La cause n’est pas généralement connue, mais on pense souvent que la fausse couche serait due à une anomalie chromosomique (les éléments constitutifs du code génétique) [1]. Parlons des fausses couches...

Lorsque tu traverses une fausse couche, toi et ton mari passez souvent par toute une palette d’émotions. Comme une femme a confié à Hassidot , tu peux avoir l’impression que « ton avenir tel que tu l’as imaginé s’écroule ». Tu peux ressentir une grande tristesse pour l’enfant que tu n’as jamais connu. Tu peux culpabiliser d’avoir fait quelque chose qu’il ne fallait pas. Tu peux même te demander : « Peut-être que je ne mérite pas d’avoir un enfant ». Certaines des émotions que tu ressens sont plus inattendues que d’autres. Comme l’explique une femme : « J’étais vraiment en colère. Pas seulement contre moi, mais aussi les autres femmes qui semblaient avoir tout ce qu’elles voulaient. » Ces émotions sont incroyablement répandues, mais comme personne n’en parle, on a tendance à penser qu’on est seule - surtout actuellement, alors que bon nombre d’entre nous est contraint de rester chez soi, isolées de ses proches. Si la société s’ouvrait sur ce sujet, on pourrait apprendre et se soutenir les uns les autres en cette période de tristesse et de perte. As-tu vécu une fausse couche ? Aide-nous à briser le silence en partageant ton expérience sur sitehassidot@gmail.com Signe de fausse couche – comment savoir si cela m’arrive ?

Le principal symptôme d’une fausse couche est la présence de saignements du vagin, généralement accompagnés de douleur abdominale. Si tu as des saignements vaginaux et que tu penses qu’il pourrait s’agir d’une fausse couche, il est toujours conseillé de contacter ton médecin ou ta sage-femme, ou de te rendre aux urgences si possible. Ils t’examineront (ou mèneront une consultation en ligne) et t’offriront le soutien dont tu as besoin. Garde à l’esprit que de faibles saignements sont normaux pendant les trois premiers mois de grossesse. Gérer une fausse couche

Tout d’abord, il n’y a pas de bonne ou mauvaise façon de gérer une fausse couche. L’expérience de chaque femme est unique et chacune a son mécanisme de défense qui lui est propre. Certaines femmes préfèrent prendre le temps de comprendre et assimiler ce qui leur arrive. D’autres préfèrent continuer comme si de rien n’était, pour se changer les idées. Quelle que soit ta réaction, il est important de te rappeler que rien n’est de ta faute. Il n’y a aucune raison de culpabiliser ou d’avoir honte. Parler à des proches peut aider – tu serais surprise de savoir quelle proportion de femmes est passée par là – alors n’aie pas peur de demander de l’aide! Si tu ne ressens pas l'envie d'en parler à tes proches, n'hésites pas à consulter une thérapeute avec qui tu te sens à l'aise. Elle t'aidera à mettre des mots sur ta douleur et te reconstruire peu à peu.


Questions/réponses 1) Je me suis récemment mariée et j'ai fait une fausse couche à environ 8 semaines. Dois-je craindre que cela se reproduise ? Cela signifie-t-il que mes futures grossesses seront à risque ? Bien qu'il s'agisse d'une perte dévastatrice pour vous et votre mari, sachez que cela ne signifie rien pour une future grossesse. Malheureusement, une grossesse sur quatre se termine par une perte. Avec l'aide d'Hachem, vous pouvez continuer à avoir des grossesses réussies à l'avenir.

2) Puis-je allumer des bougies de Chabbat en l'honneur du bébé que j'ai perdu/comment marquer la perte ? Il s'agit d'une décision très individuelle. Chaque femme étant différente. Parce qu'il n'y a pas de réponse unique, il est important de contacter votre Mashpia ou Rav pour vous guider, vous et votre famille, dans la recherche de la manière la plus significative de commémorer la perte.

3) Que dois-je dire à mes autres enfants ? Les enfants sont souvent plus conscients et mieux informés sur les choses qui se passent autour d'eux que nous pensons. Bien que ne pas leur dire vient souvent d'un désir de protection, cela peut prêter à confusion. Par conséquent, en règle générale, si l'enfant ou les enfants étaient au courant de la grossesse, il est important de leur parler de la fausse couche.

Bien qu'il n'y ait pas de réponse universelle, considérez certains des éléments suivants : l'âge des enfants, leur maturité émotionnelle ainsi que leur expérience de la mort et du deuil. Dans cet esprit, la diffusion de la nouvelle doit être claire et directe. Il est préférable d'éviter l'utilisation de termes médicaux qui peut embrouiller les enfants. Pendant que vous expliquez, faites une pause et assurez vous qu'ils comprennent ce que vous dites. Enfin, rappelez aux enfants que ce n'est la faute de personne et validez leurs sentiments. Si vous êtes débordé et que vous ne savez pas comment entamer cette conversation, demandez conseil.

4) Que dois-je dire à mon amie qui vient d'avoir un mort-né ? Que vous l'aimez; que vous vous souciez de ce qu'elle ressent. Si elle a d'autres enfants, vous pouvez lui proposer de les sortir. Apportez-lui quelque chose qu'elle aime. En général, soutenez-la, tout simplement. Écoutez-la parler; asseyez-vous avec elle, en silence... Ce que vous ne devriez pas faire, c'est lui dire que c'était le plan divin; que le bébé aurait été malade ; que Hachem ne nous donne que des épreuves que nous pouvons gérer ; qu'elle aura un autre bébé...


Que D.ieu épargne chaque femme de cette épreuve.

Si tu as d'autres questions ou aimerait être mise en relation avec une thérapeute, contacte nous sur sitehassidot@gmail.com

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